En 911, Ayant signé avec le roi Charles le simple le traité de Saint-Clair-sur-Epte, Rollon devient duc de Normandie. Ses troupes essentiellement danoises constituent une nouvelle classe dirigeante et, conformément aux clauses du Traité, se convertissent au christianisme et défendent la région contre toute nouvelle invasion viking. Les hommes de Rollon prennent femme sur place, et la langue scandinave ne se préservera que pour peu de temps.
Compte tenu de l'étymologie et de l'origine du nom, Il est possible de conjecturer l'existence d'un danois « de Aagaard », venu à la suite de Rollon dans son expédition en Normandie pour se fixer sur place, prendre femme et fonder une famille.
(Encyclopaedia Universalis mots-clés « Viking », « Normandie »
Histoire de la Normandie, Guillaume de Jumièges pp 41,55)
(Texte : d'après Encyclopaedia Universalis 2006 ; image : Wikimedia Commons)
En 1061, Hugues AFFAGARD [1] est témoin de la donation de l'église Saint-Michel de Bolbec à l'abbaye Notre Dame de Bernay.
Roger PORCHER donne un quart de l'église Saint-Michel de Bolbec ;
Hugues de Bolbec, un quart également ;
Gauthier SIFLAND et Guillaume DUNCINS, un quart également ;
Ada(m) de Raffetot pour « la moitié du quart » (dimidiam partem quarte partis) soit un huitième.
Cette donation est confirmée par leur suzerain Gauthier GIFFARD, avec pour témoins :
Willelmus (Guillaume) JUDAS,
Rotbertus (Robert) DELBEC,
Willelmus de Greinvilla (Guillaume de Grainville) et son fils Radulfus (Raoul),
Radulfus (Raoul) BENNENGEL,
Rotbertus de Spouvilla [2] (Robert d'Epouville),
Petrus (Pierre) de Chenovilla et son fils Willelmus,
Gulbertus de Bolbec et Gothmundus de Bolbec, forestiers du roi.
Les témoins pour Dom Vital, 2ème abbé de l'abbaye de Bernay, sont :
Goisfridus de Bernaico (Geoffroy de Bernay), Radulphus (Raoul) PICHENOTH, Hugo AFFAGARDUS (Hugues AFFAGARD),
Rogerius Scalardus (Roger ESCALARD), Adelelmus aurifaber (Adelme ORFEVRE), Osbernus filius Normanni (Obern fils d'Herman),
et Richoardus de Plancet (Richard de Planes.
Un texte complémentaire, rédigé à l'occasion du concile de Lillebonne en 1080, précise que cette donation a été faite « sous le règne du sérénissime roi Guillaume, en l'année 1061 [3] de l'incarnation du Seigneur ».
1. Hugo AFFAGARDUS dans le texte latin du Regesta Regum Anglo-Normannorum ; Neustria Pia transcrit Asfagardus, mais il s'agit probablement d'une lecture fautive.
2. Robertus d'Esponvilla, selon Neustria Pia
3. Anachronisme commis par le rédacteur en 1080 : Guillaume, qui n'était encore que duc de Normandie,
ne sera roi d'Angleterre qu'à partir de 1066.
(Regesta Regum Anglo-Normannorum : The Acta of William I (Oxford University Press))
(Texte : Encyclopaedia Universalis, Wikipedia ; photo :La vierge et l'enfant (XIIème siècle, Auvergne), Musée du Louvre, Photo Alain AFFAGARD)
1140 - 1164

Guillaume (Willelmus) AFFAG(ART), tel qu'il apparaît comme témoin pour l'abbé de Fécamp dans l'acte d'abandon par le comte Gauthier GIFFARD à l'abbaye de Fécamp du droit qu'il possédait de prendre chaque année sur l'abbaye un repas et de se servir, quand il lui plaisait, d'un cheval, d'un chien ou d'un épervier de l'abbé.
(Fonds de l'abbaye de Fécamp. Publié dans ?)
Richard AFFAGARD (Richardo Affagard) témoin dans l'acte de fondation de l'abbaye de Combe, Warwick (Coventry)
Richard Affagard witnessed the foundation charter of Combe Abbey, Warwick
(Sr William DUGDALE, Monasticon Anglicanum page 584 (google books p.113))
Robert Affagart, chevalier et seigneur, ainsi que son fils Geoffroy font partie des signataires de cette charte.
Comme, par l'incertitude des choses et le cours des temps, la mémoire des hommes passe vite, comme l'homme lui même, selon le mot du psalmiste, se fane ainsi que l'herbe... Moi, Nicolas d'Estouteville (Stotevilla), j'ai cru bon d'annoter et de confirmer par la présente charte, les dons et aumônes qui, par l'inspiration divine et du consentement de Robert, mon fils héritier, je donne à Dieu et à l'Abbaye de Sainte-Marie de Valmont (Gallemont) et aux moines y servant Dieu, pour le salut de l'âme du roi Henri, fils de l'impératrice Mathilde, et pour le salut de mon âme et de Juliane mon épouse, de Robert mon fils, et de mes autres fils et de tous mes prédécesseurs.
Je donne d'abord le lieu et site de l'abbaye, et tout ce que j'ai de terre jusqu'à la rivière, et le bois qui est devant ladite abbaye et toute la terre autour du bois comme s'étend la clôture, et le pré entre le bois et mon vivier ; et les cuirs des bêtes de mon parc pour préparer les livres (...) [(...) une partie de mon bois des Loges, comme s'étend la clôture entre mon bois et le bois de Geoffroy (Gaufredi) Affagart ; et un moulin à Ganzeville appelé Flaxart(...) ] (...) et partout que mes bêtes seront à l'herbage et mes porcs au pasnage, que là soient les bêtes et les porcs des moines, et ces donations, je donne et concède à l'abbaye et aux moines en perpétuelle aumône, à posséder tranquillement et librement de tout service et aide et relief et moute de toutes exactions.
Témoins :
Le roi Henri dont il est question dans cette Charte est Henri II Plantagenêt, né au Mans en 1133, fils de Geoffroi Plantagenêt et de l’impératrice Mathilde, roi d’Angleterre depuis 1154.
Reginaldus de Gerponville : Seigneur de cette paroisse, conseiller de Mathilde, chevalier croisé.
Affagart : Chevalier, seigneur de fiefs à Tiergeville et aux Loges.
Simon de Ouvilla : Seigneur de cette paroisse, près d'Yvetot.
Guillaume de Besencourt et Guillaume Panchevoult : Seigneurs de fiefs relevant du sire d'Estouteville aux Loges et à Thérouldeville.
(La Morandière, Histoire de la maison d'Estouteville en Normandie, pp 40 & 41, 1903, BM du Havre)
Robert AFFAGARD et Gaufred, son fils, donnèrent à l'abbaye de Valmont : un muid de blé à prendre tous les ans sur le moulin de Noet, dix acres de terre située aux Loges, et une masure à Hacqueville.
Charte, datée de 1180 selon l'abbé Cochet, mentionnant également de nombreuses donations de la part des seigneurs du voisinage
(cité par Guilmeth dans "Description géographique..." Tome 2)
(Charte de Henri II, roi d'Angleterre, duc de Normandie.)
Tout le XIIIème siècle verra se renforcer le pouvoir royal dans une France qui agrandit et organise son territoire :
1204 : Philippe-Auguste conquiert la Normandie, que l'Angleterre ne cessera de revendiquer;
1271 : Philippe III le Hardi réunit le comté de Toulouse à la couronne de France.
(Exposition temporaire - musée de Cluny)
Robert AFFAGART, chevalier, est vassal de Robert d'Estouteville :
« Aussitôt roi, Philippe le Hardi veut donner une leçon aux grands vassaux, que ne retient plus la vénération pour son père ».
En 1271 et 1272, il va châtier le comte de Foix et « vinrent en l’ost Guillaume DU HESTRAY et Robert AFFAGART, chevaliers, pour Robert d’Estouteville chevalier, qui doit service des deux chevaliers et demi par quarante jour.
Il s’était rendu à l’appel du roi à Tours, à Pasques, et avait présenté ces deux suppléants, ses vassaux.
(La Morandière : Histoire de la maison d’Estouteville)
Robert AFFAGARD et guillaume du HESTROY, chevaliers, qui servoient l’an 1271 pour Robert D’ESTOUTEVILLE, qui devoit service de deux chevaliers et demi par quarante jours.
(La Rocque, traité des bans et arrière bans – cité par le Dictionnaire de la Noblesse)
-> On retrouve le même contexte (D'Estouteville, Du Hestray) au siècle suivant
(Les références sont dans le texte)
Agnes de Benerigge poursuit en justice Robert Affagard, John de Sancto Edwardo, John le Keu, Robert fils de Robert d'Estouteville, James de la Garderobe, Nicholas le Vylelur, Robert d'Estouteville et Eleanor son épouse, pour l'incendie de sa maison à Middeford :
Commission of oyer and terminer to J. de Luvetot and G. de Charrun, touching an appeal which Agnes de Benerigge brings in the county of Northumberland, against Robert Affagard, John de Sancto Edwardo, John le Keu, Robert son of Robert de Stotevill, James de la Garderobe, Nicholas le Vylelur, Robert de Stutevill and Eleanor his wife, for burning her house at Middeford.
(Calendar of the Patent Rolls Preserved in the Public Record Office)
Robert Affagard avait été poursuivi en justice à Paris pour avoir, avec d'autres, provoqué la mort de Stephen PESTUR et l'incendie de la maison d'Agnès de BENERIGG.
Réparation ayant été obtenue, le Roi a décidé leur amnistie le 8 juin 1286.
[Document en anglais]
--> Ce Robert Affagard est présumé normand car dans la charte il est mentionné un "John de Lovetot" ; Or Louvetot est en Seine Maritime. Par ailleurs on sait (cf 1285) que ce Robert Affagard fait partie de l'entourage de Robert d'Estouteville)
Texte original de la charte :
1286 june 8 Paris
(...)
To all bailiffs
Whereas Richard de Clivelaund had lately appealed Robert Affagard, Peter le Garsun of Kyrkeby, John le Keu, Nicholas le Vilur, John le Taillur, Robert Gilecote, Belot le Pestur and Walkelin le Portar and certain of others, of the death of Stephen Pestur his brother and whereas Agnes de Benerigg had also appealed the same persons of the burning of her house, before John de Lovetot and Guichard de Charron, assigned to hear said appeals, and whereas the said Robert and the others lawfully purged themselves before the said John and Guichard, as appears by the record, the king, although the appealed persons owing to their absence did not leave the court (recesserunt) judically quit, now pardons them all his suit arising from the said appeals.
Proposition de traduction-interprétation par Corinne AFFAGARD :
Paris, le 8 juin 1286
(...)
A tous les intendants,
Considérant que Richard de Clivelaund a récemment appelé en jugement Robert Affagard, Peter le Garsun de Kyrkeby, John le Keu, Nicholas le Vilur, John le Taillur, Robert Gilecote, Belot le Pestur et Walkelin le Portar et certains autres pour la mort de Stephen Pesturn, son frère, et considérant qu'Agnès de Benerigg a également appelé en jugement les mêmes personnes pour l'incendie de sa demeure, devant John de Lovetot et Guichard de Charron assignés à entendre lesdits appels, et considérant que ledit Robert et les autres ont eux-mêmes légalement purgés [leurs peines] avant [les jugements de] John et Guichard, comme cela apparaît dans le dossier, le Roi, bien que les personnes appelées [en jugement] n'aient pas laissé la cour judiciairement quitte en raison de leurs absences, les pardonne maintenant tous par le procès résultant desdits appels.

(Calendar of charter rolls, tome VI, London, 1927)
(Texte : d'après Larousse 2002 ; Photo : Charles V et Jeanne de Bourbon, musée du Louvre, photo Alain AFFAGARD)
AFAGART - France - Sceau de Guillaume A. écuyer, capitaine de 7 écuyers 1373 - Une bande, acc[olée]. de trois molettes ([à] 6 [rais]) une en chef et 2 en pointe côtoyant la bande, l'écu bordé.
(Victor et Henri ROLLAND, Armorial général. Supplément à l’armorial général de Riestap, La Haye, Nijhroff, volume 1, page 75. ( selon http://toutsurlheraldique.blogspot.com/2010/10/armorial-riestap-adm-aga.html))
Quittance de gages délivrée au Mans par un écuyer nommé Guillaume [Affagard] à l'occasion de la fameuse chevauchée pendant laquelle, [le 5 août 1392], Charles VI devint fou.
Pièce avec sceau représentant un écu portant, selon Demay, "trois étoiles à la bande, à la bordure".
Greffin AFFAGART, Relation de Terre Sainte
XVè siècle(Texte : d'après Larousse 2002 ; Illustration : Wikimedia Commons.)
Fouage de Limpiville (Nypiville) pour 1404 : 33 feux. 1 noble : Guillaume AFFAGART, écuyer.
(Cahiers Léopold Delisle)
Le 22 juillet 1411, par devant Me AFFAGARD, tabellion à Valmont, Pierre de Goderville pase acte du testament de Pierre DUPUIS pour donation au trésor d’un acre de terre aux charges de sépulture pour luy, sa femme et sa fille.
([Archives de Seine Maritime] G.7915)
Il ressort d'un aveu du 8 mars conservé au château de Sérillac que le fief de Courteille de Nocé ou Courteille du bois est encore aux mains des seigneurs de Nocé
(Relation de Terre Sainte page X)
Déclaration de Michel Bruyère au seigneur de Montcruchet, pour ledit lieu : « Par raison d'icelles choses, vous doy et suys tenu faire quatre livres tournoys, quatre poulles, seize boesseaulx d'avainne, mesure de Beaumont, et en oultre, suys tenu, à votre descharge, faire à noble homme Pieres Affagart, escuier, seigneur de Courtailles, à cause de Jehenne de Méautis, sa femme, foy et hommaige simple pour raison desd(ites) chouses et 2 s(ols) 6 d(eniers) t(ournois) de service, chascun an... »
(Archives du Cogner – Chartrier de Grandchamp)
Une pièce de procédure des Remembrances d'assises du comté du Maine mentionne un Pierre AFFAGART, écuyer. Selo, Jules CHAVANON, cette pièce concerne Jean et Robert, ses fils, qui avaient injurié et maltraité un certain Guichard qui chassait sur leurs terres.
Pierre AFFAGART est le premier des Affagart à être qualifié de seigneur de Courteille. De Jeanne de Méautis il a eu pour descendance :
- Jean Simon, Sr de Bois-Pézat x Rolande Le Clerc --> Louis x Ambroise de Bures
- Robert --> Greffin
- Catherine x Jehan Le Breton 1472
(Relation de Terre Sainte, pages IX-X ; La Province du Maine, 1894 et 1906)
Déclaration de M. de Bois-Pezas, Guillaume AFFAGART, à Jean Langloys, prieur de Mamers, 19 juillet 1461.
("La Province du Maine", Société des archives historiques du Maine, Société des archives historiques du Cogner)
Déclarations censives reçues au fief dudit prieuré, par :
(...)
Guillaume Affagart, écuyer, pour diverses rentes ;
(...)
(Archives Départementales de la Sarthe H 332. - Liasse, 72 pièces parchemin.)
Dans la montre de l’an 1470, vicomté de Montivilliers, comparut Guillaume AFFAGARD, armé de brigandines, sallades, gantelets et javelines.
La montre ; (du verbe montrer) est la revue et le recensement des gens de guerre. La montre de 1470 était certainement consécutive aux menaces que Charles le Téméraire faisait peser sur la Normandie.
La brigandine était une armure légère, un corselet de lames de fer rivées sur cuir ou sur tissu.
La salade était un « chapeau de fer » à bords surbaissés, porté par les « gens de pied ».
Les gantelets étaient des manchettes couvrant l’avant-bras et le poignet, en toile ou en cuir, recouvertes de mailles de fer. Il existait aussi le gantelet à doigts séparés, qui ne s’imposa jamais totalement.
La javeline, arme des gens de pied, est composée d’une hampe en bois et d’un fer à trois ou quatre faces.
(La Rocque, Traité des bans et arrière-bans ; cité dans le dictionnaire de la Noblesse)
1471-1472
Jacques [d’Estouteville] ne semble pas moins attentif que son père à l’administration régulière de ses domaines. Il conserve le même personnel, nommé en 1471-1472 :
- DU HESTRAY et PEVREL, serviteurs de Monseigneur
- G. DE PUTOT, reçeveur, 70l.t. pour gages et pensions
- Jehan LE MARINER, auditeur des comptes
- J. DE LA HACHE et G. AFFAGARD, procureurs de Mgr, à 60 s[ols]
- Rogerin DE NORMANVILLE, sénéchal de Foville, 60 s.
(autres personnes, aux gages de 60s., 15 l.t., etc)
(Tous ces officiers sont qualifiés d’escuyers)
Autre information :
Bien-aimés escuyers et serviteurs :
Jehan DU HESTRAY, Jehan PEVREL, Laurent TOUZé
Reçeveurs pour les terres du Pays de Caux :
Guillaume PUTOT, Jehan VERON
Officiers de justice : 1 sénéchal, 2 procureurs dont AFFAGARD, « Famille de tous temps dans la domesticité des Estouteville ».
(La Morandière, histoire de la famille d’Estouteville)
1472 – 1473
En 1472, le Pays de Caux est ravagé par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne (qui essayait de se constituer une principauté puissante aux dépends du Roi de France).
(…) Quand à Valmont, Charles le Téméraire y vient camper, au-dessus de l’abbaye, au « viex chatiau », dans l’ancien camp romain. Il brûle le bourg, mais ne s’entête pas évidemment devant le château, qui doit être en état de résister, car rien n’indique qu’il a été pris.
En 1472 : achat de 12 brouettes « pour vuider les fossés du chastel »
En 1473 payement de 3 milliers de viretons de traits à arbalestres.
D’autres dépenses concernent la suite des travaux du château.
Viretons : flèches d'arbalettes perfectionnées. Elles avaient un mouvement de rotation qui rendaient les blessures plus profondes.
(La Morandière, histoire de la famille d’Estouteville)
Jehan LE BRETON, sgr de la Collabrière et Vieux Bellême X P.C. 21.2.1472 Catherine AFFAGART (dont descendance)
--> Il existe un lien avec Greffin Affagart, seigneur de Courteilles : voir 28/12/1458
(n. c.)
Un acte de foi et hommage, rendu à la seigneurie de Sonnois, le 5 juillet 1475, notamment pour le moulin à blé de Contres, nous donne le nom de Guillaume Affagar, appelé « Monsieur du Bois- Pezas » dans une note marginale ajoutée ...
(La Province du Maine? - Page 235 de Société des archives historiques du Maine, Société des archives historiques du Cogner - 1903 )
Louis XI ayant accordé au sire d'Estouteville, en 1479, le droit de haute justice sur l'ensemble de ses terres, les officiers de la châtellenie furent pour ce motif augmentés de gages et prirent des titres plus élevés. En 1480, Pierre de Bavent, escuier, sénéchal de la terre de Vallemont, reçoit, pour une année de sa pension, 40 s(ols). - Jehan VIENNES, sénéchal des Loges et du Bec de Mortaigne, 60 s(ols). - Guillaume AFFAGART, escuier, procureur de Monseigneur, 60 s(ols).
(Mémoire de la Société des Antiquaires - Décembre 1861 (Gallica N0200070))
Guillaume AFFAGART, de TITTEVILLE (1), annobli par arrest du 27 octobre 1481. Election de Montivilliers.
(1) Lire probablement Tietreville : Titteville n'existe pas.
-->6 annoblissements cette année là
(Etat des annoblissements en Normandie 1398-1687 – Bibliothèque Municipale du Havre)
En 1484, Thomas DU VAL, fils de Macé, écuyer, sieur du Val et Beaumontel, fit hommage au Roi, pour ses 2 quarts de fiefs de haubert, il épousa Michelle AFFAGART
(Le Prevost. Art. Beaumontel P. 224 – Bibliothèque Municipale du Havre).
-->Beaumontel : Département de l’Eure
Michelle AFFAGARD, mariée vers l’an 1480 avec Thomas Duval-de-Beaumontel selon La Rocque.
(Histoire d’Harcourt, cité par le dictionnaire de la Noblesse)
(Les références sont dans le texte)
Guillaume AFFAGARD, de la paroisse de Tietreville, fut déclaré noble par arrêt de la cour en 8bre 1491
(n.c.)
Foi et hommage par Guillaume MORIN, écuyer, seigneur de Loudon, à Robert AFFAGART, écuyer; seigneur de Courteilles, au regard dud(it) Courteilles, pour 4 livres t(ournois), 4 poules et 16 boisseaux d'avoine, de rente inféodée...
(Archives du Cogner - Chartrier de Grandchamp)
Accord entre R[obert] Affagard [seigneur de Courteilles] et Louis Vasse.
Identifié comme le père de Greffin AFFAGART
(Relation de Terre Sainte, d'après les Archives du château de Sérillac)
AFFAGART (Normandie) : rencontré à Saint-Agil au 16e siècle. Armoiries :
De gueules à 3 pointes de diamant d'argent, 2 et 1 (JM).
(Armorial du Vendomois)
Foi et hommage à R[obert] Affagard par Jean MORIN.
Ce Robert Affagard, "d'une bonne et ancienne maison de chevalerie", est qualifié de Seigneur de Courteilles de Nocé ou des bois, à Coulombier. Il a épousé Radegonde Le Clerc, fille d'un seigneur de Juigné. Il est fils de Pierre AFFAGARD (cf 28/12/1458)
(Relation de Terre Sainte, d'après les Archives du château de Sérillac)
Assignation de Greffin AFFAGART, sieur de Courteilles, fils et principal héritier de feu noble Robert Affagart, à comparaître aux assises de Beaumont; et ce à la requête de Jean MORIN, chevalier, seigneur de Loudon et du Tronchet, à qui il n'a point rendu hommage pour Montcruchet.
(Archives du Cogner Par Julien Chappée, Louis J. Denis, Villeloin-Coulangé, France Saint-Sauveur (Benedictine Abbey) Publié par H. Champion, 1933)
Aveu à Greffin AFFAGART [seigneur de Courteilles] pour la rente due sur la terre de Montcruchet.
Fils de Robert et de Radegonde LECLERC de JUIGNé, d'une assez riche famille établie sur les confins du Maine et de la Normandie, né avant 1505, mort entre 1555 et 1558
Pèlerin de Jérusalem dès 1519, il retourna aux Lieux Saints en 1533. Il visita la Palestine, la Syrie, une partie de l'Egypte.
Relation de Terre Sainte écrite en 1535, publiée par J. CHAVANON, avec introduction (publiée dans le bulletin historique et philologique du comité des travaux historiques 1898). Son livre donne des descriptions naïves des lieux, costumes et usages des pays traversés. Les historiens y trouvent l'état des monuments anciens au XVIème siècle.
(d'après le Dictionnaire de biographie française - J. BALTEAU, Paris, 1933)
Greffin AFFAGART était :
- Chevalier du Saint Sépulcre
- Seigneur de Courteilles en Normandie (Courteille de Tournay, actuellement commune de la chaise du Theil, canton de Rugles, dans l'Eure).
- Seigneur de Courteilles de Nocé, dans la paroisse de Coulombier au Maine
- Seigneur d'Arquenay à Vivoin
- Seigneur de la Grande Métairie
- Seigneur de la Fuie-Carrée
- Seigneur de Bonnivent, et autres lieux aux environs de Coulombier.
Descendance :
Une fille unique : Madeleine AFFAGART, mariée en 1558 à M. De JUIGNé au Maine, surnommé LE CLERC (probablement Nicolas, seigneur de Juigné). En 1579 elle est mariée à Antoine de Lenfernat, seigneur de Villiers.
Sources
- Greffin et la Sancta Casa de Lorette (La province du Maine, 1906, tome XIV, pp 387-391)
- Notes sur Greffin AFFAGART (la Province du Maine, 1894, tome II pp 112-113)
(Relation de Terre Sainte, d'après les Archives du château de Sérillac)
Le fief de Courtillères et du Theil, dépendant du fief et terre noble de Fontenil, de la baronie de l'Aigle (René de Bretagne) et du duché d'Alençon, appartient à Greffin AFFAGARD.
(Histoire des antiquités de la ville de l'Aigle page 571 (note))
En l'année 1510, pendant les mois d'avril et de mai, on rencontre "Greffin Affagart, escuier, seigneur de Courteilles, filz et héritier de feu Robert AFFAGART", soutenant au Parlement de Paris, un procès commencé par ledit Robert aux "grans jours du Perche", contre "Priam Le Breton et Jehan Lebreton, escuiers, frères, héritiers de feuz Jehan Le Breton et de Katherine AFFAGART, leurs père et mère.
(source : revue Province du Maine, 1894)
(Arch. Nat.X 1a 8333, fol 146; X 1a 4851 fol. 476 verso)
1512-1529
(St Martin d’Angerville la Martel, comptes de la fabrique)
Trésoriers :
- Pierre et Antoine dits GRISEL, pour 2 ans à partir de la Saint André 1512
- Jean GOUEL et Guillebert BENEST, après eux
(…)
- Abel DU TOT et Michelle FEVRE, du dernier février 1517 au samedi de pâques 1519
- Tassin COULLART et Galliot AFFAGART, jusqu’au 4 mai 1522
(…)
- Nicolas AFFAGART, 1529
([Archives de Seine Maritime] G7909 – cahier, 12 feuilles papier)
Damoiselle Renée affagart, membre de la "Confrérie des prêtres du doyenné de Beaumont, érigée en l'église paroissiale de Vivoin", a été enterrée le 15 mars 1517. Cette association pieuse du diocèse du Mans, érigée sous le patronnage de la Sainte Vierge, était ouverte à tous les chrétiens "de bonne vie et moeurs".
(Province du Maine - T. 40 - 1896 (Gallica N0415359))
Greffin Affagart, chevalier, seigneur de Courteilles est au Parlement de Paris pour le procès qui l'oppose à Guillaume Lelou, escuier, seigneur de La Bouchefolière :
(Arch. Nat.X 2a 72, fol 216 verso; 411 verso à 413 et 423 verso)
Greffin Affagart, chevalier, seigneur de Courteilles est au Parlement de Paris pour le procès qui l'oppose à Guillaume Lelou, escuier, seigneur de La Bouchefolière.
(voir également 24/11/1517)
((Arch. Nat.X 2a 72, fol 216 verso; 411 verso à 413 et 423 verso))
Antoine de la Vove, seigneur de Saint-Agil, épouse Françoise Auvé, fille de François Auvé, seigneur de Feuillet, Vaujours et la Ventrouse.
(R. de Saint Venant : Dictionnaire (...) du Vendomois)
Le 29 avril 1523 Guy_Le_Clerc, Abbé de la Roë (1493-1523) dicte son testament. Il demande à être inhumé au choeur ou au chanceau de l'église, donne 500 livres pour marier de pauvres filles, y compris 200 livres pour damoiselle Françoise Affagard, sa niepce, et 100 livres à damoiselle Louise Affagard.
--> cf Pierre AFFAGARD x Radegonde Le Clerc (dont Greffin)
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Le_Clerc)
Estienne AFFAGART ... a présenté pour luy et ses frères un arrest de Messieurs les généraux du 27ème jour d'octobre 1491, par lequel son père [Guillaume] fut déclaré noble.
En 1667 cette famille qui depuis le XVIème siècle paraît n'avoir possédé aucun fief, demeurait à Tietreville; elle fut maintenue le 17 septembre sur la production de sept degrés de noblesse, confirmés par deux arrêts de la Cour d'octobre 1491 et de novembre 1534.
Armes : De gueules à trois diamants dans leurs enchassures d'argent.
()
Le 2 décembre 1523, par devant Me AFFAGARD, tabellion à Valmont, un contrat est passé par Hugues, fils de Guillaume MARTEL, qui fait don àl’église afin de payer l’entretien d’huile de la lampe du sanctuaire.
(n.c.)
Montre de Boulogne-sur-mer : Archiers : (...) Florent AFFAGARD dit La Chappelle.
(Revue historique, nobiliaire, héraldique et biographique, nlle série, T. 6 page 131 (Gallica))
René AFFAGARD, prieur de l'abbaye de la Roë
(n.c.)
1533-1534
Jean et Raoul et Onesime AFFAGARD de ladite paroisse [de Tietreville] condamnés comme dérogeants en mars 1533
et distraits du rôle et taille comme nobles en 9bre 1534
autre source
AFFAGARD (Raoul et Jean)
Arrêt de noblesse du 9 mars 1533 = années 1533-1534
Expéditions pages 179 & v° (registre)
(archives S.M. Série B : cour des aides)
Déroger: exercer une activité incompatible avec la qualité de noble
distraire: retirer (d'une liste)
(Les références sont dans le texte)
Le duché non pairie d'Estouteville réunissait les baronies, châtellenies et seigneuries de :
- Valmont
- Bec-de-Mortagne
- Varengeville-sur-mer
- Berneval-le-grand
- Les Loges
- Bec-aux-cauchois
- Hautot-sur-Dieppe
- Fauville
- Saint-Denis-d'Héricourt
- Cleuville
- Thérouldeville
- Gerponville
- Offranville
(La Morandière, histoire de la maison d'Estouteville en Normandie)
Le droit de Haute justice des sires d'Estouteville est exercé à Valmont.
La geôle était au château.
Le gibet était à Thiergeville, à l'ouest du château, sur un point isolé et très élevé, non loin du chemin de Bec-de-Mortagne, au haut d'une montée rapide, le Mont des grès, à un kilomètre environ du château.
Le pilori était sur la place du marché, devant l'ancienne salle de justice
(La Morandière, histoire de la maison d'Estouteville en Normandie)
Greffin AFFAGART épouse Françoise AUVE
(n.c.)
1547-1548
(…)
Recettes pour les sépultures de M. Jehan BURET et de Jehan AFFAGART
(G7911)
(n. c.)
Aveu rendu à Françoise d'Alençon, dame de Beaumont, par Greffin Affagart, chevalier, pour sa terre, fief et seigneurie de Courteilles de Nocé, à Coulombiers, relevant de Beaumont :


(Archives de la Sarthe, E 11. - Portefeuille grand in-folio, 35 pièces parchemin, 9 pièces papier.)
Boys-Pesatz, ou Bois-Pezat, commune de Saint-Remy des Monts (Sarthe). Seigneurie citée en 1491 (De l'Espine, seigneur de Bois-Pesatz)
Ce Jehan Affagar(t), père de Loys, est identifié comme le fils de Pierre Affagart (cf 28/12/1458)
(BN, Pièces Originales, T. 3019, Villiers, 66913, N° 166)
Mariage entre Guillaume AFFAGARD, fils puîné de Jehan, et Jeanne BACHELET
(chartrier de Valmont, liasse 128, août 1567 ; cité dans « Seigneurs et paysans » de Jacques BOTTIN)
En 1627, il y a changement de vicaire dans la paroisse avec l’arrivée de l’abbé AFFAGARD
(n. c.)
Pierre AFFAGARD devient, en 1663, chapelain des Saints-Innocents d’Epreville. (En 1792 : chapelle des Saints-Innocents dite « de la croix de pierre »)
(n. c.)
Registre des insinuations du greffe de l’Election de Caudebec, 13 septembre 1667 : Certifications de remise d’ordonnances de l’intendant, et des pièces à l’appui relatives à la justification de noblesse de Pierre, Nicolas et Jean AFFAGARD, frères, demeurant à Thietreville et Thérouldeville.
(Archives Départementales de la Seine Maritime - C2437)
Généalogie de Nicolas AFFAGARD, Escuyer, Demeurant en la paroisse de Tietreville, élection de Montivilliers :
Barbe DE LAUNAY | Suzanne HERMAN | Pierre |
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Armoiries de Nicolas Affagart : « De geulle à 3 pieres de dyamant d’argent, 2 au chef et une en pointe » |
(Recherche de la noblesse de La Galissonnière – Archives de la Seine Maritime.)
inhumation de Jean AFFAGARD, écuyer, environ 15 ans.
(Registres paroissiaux de Thietreville)
(références non conservées)
rôle : registre. Mot issu du latin médiéval désignant à l'origine un rouleau ou une feuille roulée.
acre : Ancienne mesure de surface valant 52 ares.
pot : Ancienne mesure de capacité valant 1,861 litres.
chopine : Ancienne mesure de capacité valant 0,476 litres.
dixme, ou dîme : impôt collecté en faveur de l'Église catholique et servant à l'entretien des ministres du culte : elle correspond à une certaine part de la récolte. Selon le texte ci-dessus, le curé Affagard perçoit la dîme tandis qu'il est exempté de la gabelle.
(http://geneanormandie.free.fr/gabelle/gabelle.htm)
Mr Pierre Affagard, vicaire de Dieppe St-Remy
(Références non conservées)
Registre concernant l'acquit des messes de fondation de la paroisse St-Vivien, par nous déposé aux mains de M. AFFAGARD, sacristain, ce jour d'huy 22 juin 1776.
Signé : J.L. Gaillard, Pierre Asselin, Richard Benard.
(G 7833 Registre in-folio, 140 feuilles papier - Série G tome VI 1776-1782 Paroisse de Rouen)
M. AFFAGARD est chargé de mettre de l'ordre dans les archives de la fabrique - obligations du bedeau.
(1778-1790 Paroisses deRouen, délibérations de la fabrique de l’église paroissiale de St-Vigor de Rouen. Registre in-folio 296 feuillets. Série G Tome VI G7638)
Pierre AFFAGARD officier municipal de Sassetot-le-Mauconduit en 1795
(Sassetot le Mauconduit Ed ; PICARD)
18 messidor an VII (6 juillet 1799)
NAISSANCE de Désirée Aimée AFFAGARD
Ce jour d’huy dix huit messidor an septième de la République Française une et indivisible par devant moy vincent fouray administrateur municipal fesant les fonctions d’officier public pour rédiger les actes destinés à constater les naissances et décès des citoyens de la commune.
Est comparu en la sale publique de la maison commune de ce lieu le citoyen pierre affagar tailleur âgé de trente ans domicilé section de la Réunion assisté des citoyens Jean Baptiste Gabriel Duval huissié âgé de quarante quatre ans domicilié section de la Révolution, et de la Citoyenne Marie hélène Lachèvre, femme de Jacques Vasselin marain âgée de vingt-sept ans amis lun lautre du père de l’enfant, lequel a déclaré que Marie Rose Lebourg âgée de trente trois ans est accouchée de ce jour une heure après minuit en son domicile d’un enfant femelle quil ma présenté et auquel il a donné le prenom de Désirée Aimée daprès cette déclaration que les dits témoins ont certifié véritable et conforme à la vérité et à la présentation qui ma été faite dudit enfant ci dessus dénommé j’ay en vertu des pouvoirs qui me sont délégués rédigé le présent acte quils ont signé avec moy fait en la maison commune de Fecamp l’an et jour susdits.
(retranscription intégrale, en respectant l’orthographe d’origine)
(Registres d'Etat-Civil de Fécamp)
Alexandre AFFAGARD déclaré disparu en mer lors de la perte du bâtiment « Duquesne II », coulé à l'embouchure de l'Escault, le 15 mai 1940 :

(d'après http://www.mer-1939a1945.fr/index.php?NIUpage=35&Param1=759, avec quelques compléments)
(Les références sont dans le texte)
16 février 1959 : une rue Lionel Affagard au Havre
Le Conseil Municipal du Havre, dans sa délibération du 16 février 1959, décide de donner le nom de Lionel AFFAGARD à une nouvelle voie du quartier de la Mare Rouge.

Une notice biographique a été rédigée à cette occasion :
Né le 17 avril 1925 au Havre. Membre de l'organisation de « l'heure H », il fut arrêté le 11 novembre 1943, portant des tracts anti-allemands et une pochette aux couleurs alliées.
Interné à Rouen et à Compiègne, il fut d'abord déporté à Auschwitz puis à Buchenwald (Allemagne). Il a été fusillé à Floha (Allemagne) le 15 avril 1945.
(source : Conseil Municipal du Havre du 16 février 1959, délibération n° 4 : voies nouvelles – dénominations voies existantes – changement de dénominations) Notices biographiques : NM 665/9 – Bibliothèque Municipale du Havre (Seine Maritime)
Par ailleurs, Lionel AFFAGARD était employé de commerce
(Source : exposition temporaire au Havre sur la 2ème guerre mondiale)
(Les références sont dans le texte)